Le frère Lumière
Photo. Avant d’être un pacte avec la couleur, c’est un pacte avec la lumière.Or nos rapports avec la lumière varient chaque jour : il y a des périodes où l’on est comme une vitre sale qui ne laisse rien passer, d’autres où elle se pose sans faire d’ histoires sur ce que l’on photographie, où l’on nage et se place d’instinct dans le sens du courant lumineux.La technique-il en faut-ne saurait suffire à tout et la photo, comme n’importe quel acte, est finalement un acte religieux.
Nicolas Bouvier
» Notes du carnet vert « , extrait
Le vide et le plein, 1964-1970
Voir l'image /
San Pedro De La Dislocacion…
….fabricant de chocolat en Colombie; épaule luxée sur le sentier des Calanques…
Voir l'image /
Jeune retraité !!
Une carrière exceptionnelle remplie de trains et de bois … BRAVO pour l’exemple
Voir l'image /
…sans vergogne.
Que nous dit un caddy à un arrêt de bus de la personne qui l’abandonne sans vergogne.
Voir l'image /
Aéropostale
Mermoz du fromage , véritable encyclopédie des pâtes fraiches, molles, pressées ou cuites , de vache, de brebis ou de chèvre…Nicolas ( ! ) me fait l’amitié de prendre la pose et me permet de faire un clin d’oeil-hommage à notre LIDER MAXIMO, à son magnifique labeur et son récent et formidable discours… Ce cher et excellent Francis T.
Voir l'image /
Expo Vinci
Cela pourrait s’appeler LE SALON DES COMPRESSÉS…
La Société Vinci, maîtresse des autoroutes du sud de la France, nous propose, en guise d’avertissement, deux séries ( vous n’en voyez qu’une ici…) de véhicules de service accidentés, aplatis, concassés…En cause : l’inattention et les excès de vitesse des usagers. C’est plutôt dissuasif et cela incite à lever le pied…
Rendons à César…
Cela pourrait s’appeler LE SALON DES CONS PRESSÉS.
Voir l'image /
« Zalmaï «
Son prénom sonne comme une invitation au combat. Banzaï ? Et c’est pourtant avec son seul appareil photo, un regard doux et généreux, qu’il nous a donné à voir une Afghanistan de ses semblables, sans condescendance ni regard en surplomb. Juste, sensible au plus proche du réel. Quel cadeau que cette rencontre. Merci à toi Francis de permettre cela…
Voir l'image /
Pourquoi est-ce que les Suisses sont de si bons photographes ?
Pourquoi est-ce que les Suisses sont de si bons photographes ?
Cette amicale provocation au pays de Niepce, Nadar et de Cartier Bresson pose pourtant une vraie question : Est-ce qu’on est jamais plus pressé d’aller voir ailleurs, quand on est à l’étroit dans sa chambre, entouré d’une clôture de jardin, l’horizon bouché par les montagnes ?
Dans quelle mesure notre environnement, le paysage, notre point de vue conditionnent-ils notre manière de penser, d’observer et d’agir ?
Les peintres, précurseurs des photographes, déjà disent l’attachement à l’espace, à la lumière, dans la composition de leurs tableaux. Peu de lignes droites chez les paysagistes suisses. Les montagnes, souvent dressées en toile de fond (qui ressemblent d’ailleurs aux graphiques des cours de la bourse) barrent le plus souvent les horizons, provoquent l’imagination, stimulent l’envie de grimper, de dépasser, de conquérir pour aller voir, pour aller découvrir.
…
Toujours aller voir était le formidable viatique de Mermoz et Guillaumet, les pilotes de l’aéropostale… C’est aussi le viatique des douze photographes exposés ici.
Toujours aller voir !
Mais il n’y a pas que les photographes qui sont propulsés par ce moteur narratif, il y a aussi Nicolas Bouvier, voyageur impénitent, iconographe, photographe et auteur du formidable : L’usage du monde. Nicolas Crispini qui l’a fréquenté (comme voisin d’atelier) signe au Musée d’Art Contemporain de Montélimar Voyage au Levant, une exposition centrée sur la période japonaise du grand écrivain.
Son livre… L’usage du monde… nous aura inspiré pour cette treizième édition du festival Présence(S) qui met la Suisse à l’honneur en la titrant Quel usage du monde.
Quel usage du monde est à la fois une interrogation et une exclamation, une réflexion que douze autrices et auteurs et le collectif Unephotoparjour posent sur notre époque…
…
Avant de vous les présenter, et avant de célébrer ce qui nous réunit, j’aimerais vous toucher deux mots sur ce que le calvinisme a laissé comme trace sur une grande partie de la Suisse et de l’Europe).
Calvin, originaire de Picardie, prône à Genève un iconoclasme pur et dur et interdit le culte des images.
C’est peut-être cette Suisse (protestante) toute confite de repliement et de gravité grise qui a mis Bouvier sur la route, fait découvrir l’Amérique et les Américains à Robert Frank, Cuba à René Burri et Luc Chessex et propulsé Ella Maillart en direction de l’Asie.
Les Suisses n’ont pas seulement voulu aller voir, ils ont aussi parfois cherché à fuir un monde étriqué par une certaine rigueur morale.
(On pourrait en débattre, en faire un fromage, tout comme on pourrait déceler dans le mouvement des gilets jaunes, des atavismes qui remontent à 1789).
Mais la Suisse d’aujourd’hui, heureusement, est moins une identité figée qu’un carrefour de différences venues d’ailleurs.
Nous vivons ensemble dans le même petit pays avec des gens dont on ne comprend pas la langue (sinon à peine) – les langues, en Suisse, il y en a quatre – on doit s’écouter, sinon s’entendre d’où l’inertie du consensus qu’un de nos ministres a parfaitement illustré par une déclaration cocasse qui fera date :
Il faut agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire…
Ce préambule, (qui est un empilement de clichés !) nous ramène ici, à Chabrillan et aux photographes que j’aimerais vous présenter brièvement et qui se tiendront évidemment à disposition pour vous commenter leurs œuvres plus en détails.
…
Laurence Rasti nous emmène en prison, à la Chaux de Fonds, dans les plis du Jura neuchâtelois. Christian Lutz partage avec nous l’intimité d’une famille de vachers dans l’Oregon.
Nicolas Righetti nous convie à une visite des décors du pouvoir en Biélorussie. Eddy Mottaz photographie les glaciers en train de verser leurs larmes dans le Rhône qui nous relie. Zoé Aubry, fait trace des traces de ceux qui déchirent des affiches électorales, et bien plus que ça. Niels Ackermann et Sébastien Gobert nous racontent comme tout passe, même Lenin. Steeve Iuncker, nous embarque aux quatre coins du monde, dans les villes de l’extrême, Elisa Larvego répertorie avec finesse et rigueur les constructions zadistes. Romain Mader nous parle d’amour qu’il quête avec son appareil photo comme témoin. Michael von Graffenried, voit loin, voit panoramique, en prenant appui sur l’histoire de ses aïeux débarqués en Caroline du nord en 1710. Nicolas Faure met le désordre en ordre en le cadrant parfaitement. Zalmaï, en Afghanistan, nous raconte sa vie, la vie en photographiant celle des autres, le collectif Unephotoparjour déroule au quotidien, pour certains depuis 20 ans, son long chapelet d’images et Jean Revillard, mort trop tôt, Jean qui a eu plusieurs vies, nous livre un témoignage douloureux sur le déracinement.
…
Tous ces travaux photographiques ont un engagement qui s’oppose radicalement au confort d’images lénifiantes et de paysages fleuris… Ils bousculent nos certitudes, interrogent notre rapport au monde, offrent une présence à ceux qui n’en ont pas, suspendent aux cimaises les soubresauts des idéologies qui agonisent et nous plongent dans le chaudron immense dans lequel la mondialisation bouillonne – et nous cuit.
Mais ces photographies sont aussi autant d’autoportraits de celles et ceux qui les ont réalisés. Il y a derrière chacun de ces travaux exposés… de l’énergie, un engagement financier, de l’obstination, un rapport au réel, un savoir-faire.
Ces œuvres comptent d’autant plus qu’elles s’inscrivent au seuil d’un puissant cataclysme, un incroyable bouleversement. La nature même de la photographie – (pile 200 ans après la première image fixée par Niepce) est aujourd’hui profondément marquée par l’intelligence artificielle.
Plus besoin d’aller voir, plus besoin de se confronter à l’autre, plus besoin d’aller au charbon, dans la lumière, on peut produire du mensonge en quelques clics de souris.
Mais alors ?
Quel usage du monde !?!
Comment continuer à photographier ? Comment dire la vie sans la trahir, sans mentir, comment préserver cet ultime espace de liberté qu’est la création ?
Peut-être simplement en continuant de rester curieux, et comme Bouvier, Mermoz et les photographes exposés ici Toujours aller voir !
F.T.
Voir l'image /
GRANDES
Hay compañías que no hablan, pero entienden todo.
Caminan a tu lado sin preguntar cuánto dinero traes, qué problemas cargas o cuántas veces el mundo ya te mordió antes.
El Doberman carga una fama construida desde el miedo: fuerte, imponente, vigilante. Pero detrás de esa musculatura y esa mirada firme existe un animal profundamente leal, inteligente y sensible a la energía de quien ama. No acompaña por obligación; acompaña porque decide hacerlo.
Verlos caminar juntos es entender que la manada no siempre se forma con palabras. A veces basta compartir el agua, el camino y el silencio.
En una ciudad donde casi todos corren, ellos todavía se detienen a vivir el momento. Y quizá por eso nos recuerdan algo simple: la verdadera compañía no necesita explicarse, solo permanecer.
Voir l'image /
#noname 2618
itinérances Foto jusqu’au 31 mai à Sète. 39 photographes, 24 lieux. Dolorès Marat invitée d’honneur.
Voir l'image /
Sur les façades du secours populaire…
… suspendre sans faire de trous, une sacrée gageure.
Voir l'image /
Unos inadaptados
Hay fotografías que parecen registrar un momento, y otras que, sin pedir permiso, terminan registrando una forma de estar en el mundo. Esta imagen pertenece a las segundas.
Clifford Geertz habría dicho que la cultura no vive en los grandes discursos, sino en esas pequeñas acciones que repetimos hasta volverlas rituales: un gesto, una broma, una parada inesperada. Y rodar en bicicleta, entre personas tan distintas y tan parecidas, tiene algo de eso; es una especie de ceremonia contemporánea sobre dos ruedas.
Aquí hay historias diminutas y enormes al mismo tiempo: accidentes que por fortuna se quedan en raspones y después se vuelven anécdotas narradas con orgullo exagerado —porque el ciclista convierte cada caída en epopeya—; tacos de carnitas con un sospechoso color rosado, aceptados con una fe que pocas religiones consiguen despertar; Coca-Cola compartida, algunos en solitario y otros en pareja, mientras el hambre y el cansancio ponen tregua a la ruta.
Y luego está ella: la bicicleta. Ese ser amado que uno manipula, limpia, ajusta, regaña y presume. A veces parece máquina; otras veces termina siendo compañera, terapeuta y cómplice silenciosa. Nos ha enseñado distancias, paciencia, resistencia; nos ha permitido descubrir lugares que parecían imposibles y entender que una ciudad cambia por completo cuando se mira al ritmo de los pedales.
Porque al final uno cree que sale a rodar para recorrer calles. Y no. Con cierta ironía —muy propia de la vida— uno termina descubriendo que las rutas sirven para otra cosa: para conocer personas. Personas extrañas, distintas, con historias incompatibles, pero unidas por una obsesión sencilla y hermosa: salir a rodar.
Y quizá ahí esté el verdadero trayecto. No en los kilómetros. Ni en las bicicletas. Ni siquiera en el destino.
Sino en esa extraña tribu que, entre risas, cascos, tacos dudosos y ruedas girando, termina convirtiéndose en hogar.
Voir l'image /
À défaut d’avoir du soleil
Il n’est pas toujours simple de choisir une activité adaptée
Voir l'image /
MEX.CDMX.
algo más que un asta y un cielo abierto: registra un acto cotidiano cargado de sentido. Porque la bandera no representa únicamente a un país; representa la manera en que una comunidad decide narrarse y reconocerse. Geertz diría que los seres humanos estamos suspendidos en redes de significado que nosotros mismos tejemos. Y quizá esa tela, moviéndose entre el viento y la luz, es una de las redes más visibles que tenemos.
Hay una ironía hermosa en ello: un pedazo de tela puede parecer poca cosa… hasta que alguien intenta tocarlo, defenderlo o perderlo. Entonces deja de ser objeto y vuelve a ser símbolo. Y los símbolos, discretos como suelen ser, tienen la mala costumbre de cargar el peso de generaciones enteras.
Voir l'image /
Con el Burri
La ciudad parece avanzar sola: autos, avenidas, tiempos medidos al minuto y la Ciudad de México haciendo lo suyo… corriendo como si tuviera prisa hasta de respirar. Pero en medio de ese ritmo hay algo que vale más que llegar rápido: llegar seguro.
En horas de trabajo, moverse también es parte de la jornada. Y ahí aparece mi primo, el Burri: piloto, compañero de ruta y de esos que entienden que manejar una moto en la CDMX no es sólo girar el acelerador y confiar en la suerte. Aquí cada metro exige atención, experiencia y esa lectura casi instintiva del caos urbano.
Entre puentes, tráfico y avenidas interminables, viajar con el Burri me da algo que pesa más que cualquier atajo: seguridad. Porque mientras la ciudad intenta poner a prueba la paciencia de todos, él encuentra el camino con calma y firmeza.
Voir l'image /
N’est pas Vermeer qui veut…
Ah !..Cette cabane de pêcheur, ce jaune, qui toujours me renvoie à la mort de Bergotte….
Bonnes feuilles:
La prisonnière/Marcel Proust; Petits pans de Proust-D’après un détail de Vermeer/Daniel Kay.
Voir l'image /
retraite, ce vilain mot qui n’a pour N. aucun sens.
L’ami fête le versement de ses cotisations Assurance Vieillesse et Survivants (AVS) que chaque helvètes touche (s’il a bien cotisé) au moment de sa retraite – retraite, ce vilain mot qui n’a pour N. aucun sens.
Voir l'image /
Mais pourquoi
Mais pourquoi vous avez planté cette charmille juste sous la branche du chêne?
Je n’ai fait que suivre les métrés du plan de mon chef.
Mais, déjà elle touche de sa cime le chêne.
C’est pas mon problème si j’ai un chef qui est un con.
Voir l'image /
Muralismo Mexicano
Hay muros que nacen para dividir y otros que, en un acto casi de rebeldía silenciosa, aprenden a convertirse en territorio compartido. En la avenida Prolongación División del Norte, en Xochimilco, el concreto dejó de ser una frontera inmóvil para transformarse en un relato abierto, una piel urbana donde las manos de Dana Guerrero, Yuka Ilustrador, Maestro Luna y VR fueron trazando algo más que colores: fueron sembrando símbolos.
Como diría Gutierre Tibón, las ciudades poseen una memoria secreta; una lengua hecha de signos, figuras y gestos que sobreviven más allá del tiempo. Y aquí, entre brochas, pintura y escaleras apoyadas sobre el muro —esas viejas cómplices de quienes insisten en alcanzar un poco más alto— aparece una gramática distinta: la de quienes convierten el espacio público en una conversación.
Y si Clifford Geertz hubiera detenido la mirada aquí, quizá habría dicho que la cultura ocurre precisamente en escenas como ésta: personas reunidas construyendo significados. Porque un mural jamás es sólo pintura; es un ritual contemporáneo. Un pequeño acuerdo colectivo donde unos dibujan y otros observan, donde unos colorean y otros se reconocen.
Mientras el ajolote vigila desde el muro con esa quietud extraña de quien conoce antiguos secretos de Xochimilco, los muralistas parecen recordar algo esencial: que las ciudades también se pueden reparar con pinceles. Curiosa tarea humana: unos levantan bardas… y otros llegan para devolverles la capacidad de contar historias.
Voir l'image /
Vous connaissez…
…la pièce Art de Yasmina Reza ? L’histoire d’une dispute autour d’un tableau blanc.
Non c’est pas un tableau, c’est un écran, c’est pour me projeter des films.
Voir l'image /