Un mois de légendes /

Il

Il était une fois….


le dimanche 31 mai par Francis Traunig


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Piscine à dé…

…barquement.


le dimanche 31 mai par Gérard Dubois


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San Berna…

San Bernabé Ocotepec, una localidad en la Alcaldía de La Magdalena Contreras,  dentro de la CDMX. Un lugar en las nubes, donde el tiempo no se detiene, al contrario, se mueve más y más rápido. Te contemplo, fría y oscura amada mía.


le dimanche 31 mai par Rodrigo Alonso


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Bedos

Ça faisait un bail qu’on le connaissait. A force de le voir et l’entendre, il s’était un peu fondu dans le PAF, et la mémoire, parmi les caustiques au-dessus de la moyenne. Hormis cet éclat jouissif comme cette fois où il avait taxé Morano de « conne », de « salope », et de « connasse », il s’était un peu fait oublier. «Je préfère arrêter avant de me retrouver un jour dans l’obligation d’arrêter» disait-il en 2013, lors de sa tournée d’adieu. De ces humoristes féroces disparus trop tôt, des années de jeunesse, Coluche était mon préféré; à sa mort Bedos avait comblé le vide. Après la disparition des Le Luron, Desproges, ou Reiser, on riait déjà moins. Mais après lui, qui ? Qui pour se marrer ? Plus grand-monde à vrai dire – pour le moment. C’est à leur disparition qu’on se rend compte subitement que certains vous manquent, d’un coup. La mort est quand même une vraie salope…


le samedi 30 mai par Pierre Montant


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Productores del Pueblo de Chalma Visitan San Lorenzo Tezonco.

Productores de pan, dulce y consumibles del pueblo de Chalma Estado de México hacen un llamado de ayuda.
Este sábado 30 y domingo 31 de mayo a partir de las 12:00 pm productores de pan, dulce y otros consumibles estarán llegando a calle Alhelies mz7 lt 21 entre Aldama y Zapata col jardines de San Lorenzo tezonco .
Esto con el fin de vender sus productos que traen desde su localidad.

TODO ESTO CON LAS MEDIDAS DE HIGIENE CORRESPONDIENTES.

Si te es posible ayudar y realizar una compra, estaras ayudando a muchas familias y personas que viven del turismo en el poblado de Chalma.
« La peregrinación de las 3 cruces te invita « 


le samedi 30 mai par Rodrigo Alonso


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Joe Dassin

Ambiance en fin de journée dans la commune de Meyrin où sont organisés des concerts sous les balcons.  Un crooner chante du Joe Dassin et des hauteurs on enchaine, tous en cœur. Pendant ce temps un « vieux monsieur » un poil instable sur ses jambes, dessine à la craie une figure mystérieuse en fredonnant…


le vendredi 29 mai par Francis Traunig


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Señor de la Salud 2020

La mayordomía de Nuestro Señor de la Salud, en la misa de las 12:00 pm


le vendredi 29 mai par Rodrigo Alonso


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mais les

La vie passe, les potes avec, mais les photos restent.


le jeudi 28 mai par Francis Traunig


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Bertrand Russell

Étant encore oisif en attendant la date de reprise de mon travail en juin, je parcours les rues, flâne, ne fait rien, mange, fait la sieste, et photographie. Le seul vrai luxe, au fond, c’est ça. C’est disposer de son temps (en ayant toutefois de quoi béqueter, bien sûr). Au moment de reprendre cette photo sur mon logiciel, je mets la radio. Qu’entends-je ? un sujet sur l’oisiveté. Bertrand Russell, sur France inter.

Extrait : « Autrefois, il existait une classe oisive assez restreinte et une classe laborieuse plus considérable. La classe oisive bénéficiait d’avantages qui ne trouvaient aucun fondement dans la justice sociale, ce qui la rendait nécessairement despotique, limitait sa compassion, et l’amenait à inventer des théories qui pussent justifier ses privilèges. Ces caractéristiques flétrissaient quelque peu ses lauriers, mais, malgré ce handicap, c’est à elle que nous devons la quasi totalité de ce que nous appelons la civilisation. Elle a cultivé les arts et découvert les sciences ; elle a écrit les livres, inventé les philosophies et affiné les rapports sociaux. Même la libération des opprimés a généralement reçu son impulsion d’en haut. Sans la classe oisive, l’humanité ne serait jamais sortie de la barbarie. (…) Il y aura assez de travail à accomplir pour rendre le loisir délicieux, mais pas assez pour conduire à l’épuisement… Les hommes et les femmes ordinaires, ayant la possibilité de vivre une vie heureuse, deviendront plus enclins à la bienveillance qu’à la persécution et à la suspicion. Le goût pour la guerre disparaîtra, en partie pour la raison susdite, mais aussi parce que celle-ci exigera de tous un travail long et acharné. La bonté est, de toutes les qualités morales, celle dont le monde a le plus besoin, or la bonté est le produit de l’aisance et de la sécurité, non d’une vie de galérien. Les méthodes de production, modernes, nous ont donné la possibilité de permettre à tous de vivre dans l’aisance et la sécurité. Nous avons choisi, à la place, le surmenage pour les uns et la misère pour les autres : en cela, nous nous sommes montrés bien bêtes, mais il n’y a pas de raison pour persévérer dans notre bêtise indéfiniment. »

Lien : https://www.franceinter.fr/culture/philo-l-oisivete-pourrait-sauver-l-economie-mondiale-selon-le-philosophe-bertrand-russell


le jeudi 28 mai par Pierre Montant


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Parapluie

L’été pourrait être pluvieux.  On ne sait jamais.


le mercredi 27 mai par Nicolas Spuhler


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ça a bien changé

la campagne me manque


le mercredi 27 mai par Pierre Montant


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chien

…elle s’ébroue comme un chien qui sort de l’eau après un bain forcé.


le mercredi 27 mai par Francis Traunig


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Je ne t’ai jamais dit …

… mais nous sommes immortels (Alain Bashung)


le mercredi 27 mai par Michel Bruno


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Vendedores de mi pueblo, San Lorenzo Tezonco.

En tiempos de COVID 19, las personas en la CDMX , En la alcaldía de Iztapalapa, siendo este el punto más elevado de contagiados en México, las actividades comerciales no se han detenido.


le mercredi 27 mai par Rodrigo Alonso


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(le sien)

En passant par Pampigny, Jana nous offre un pain divin, (le sien) pétrit par Yorvanys Rojas, ( à se relever la nuit!).


le mardi 26 mai par Francis Traunig


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Fifille

Poème de Fifille

https://www.instagram.com/fifififififififififififififi/?hl=fr


le mardi 26 mai par Justine Grespan


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Des pommes

J’aimerai des pommes.

Mais on ne repart pas comme ça du marché des Graves.


le mardi 26 mai par Nicolas Spuhler


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comme si…

Son portrait, peint par elle-même, a été attaqué par le chat qui fait comme si…


le lundi 25 mai par Francis Traunig


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As many a ship sails in the wood

The Man in the wilderness
He asked of me
How many strawberries grow in the salt sea?
And I answered him, as I thought good
As many a ship sails in the wood
Anonyme

le dimanche 24 mai par Francis Traunig


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2,5

Ma dernière coupe remonte à plus de deux mois et demi…Avec Nathalie nous avons un accord tacite établi depuis quelques années : elle fait comme elle veut mais il ne faut pas que cela se note; on m ‘a coupé les cheveux mais personne ne le saura…

Souvenirs traumatisants venus de l ‘enfance, quand aller chez le coiffeur était une punition : coupe en brosse garantie, jusqu’à mes huit ou neuf ans.Bien dégagé derrière les oreilles…Je vivais cela comme une humiliation et en sortais les larmes aux yeux…

Dans le salon officiait Monsieur Sauton qui, sous un aspect débonnaire, cachait une âme de psychopathe dont fut un jour victime mon copain Daniel.Celui-ci eut l ‘absurde idée de demander au Figaro  » une coupe à la Yul Brynner ».Il en sortit aussi lisse qu’une boule de billard et ne put, en prime, éviter une retentissante taloche paternelle…Nous apprîmes plus tard qu’il avait voulu dire « une coupe à la James Dean « .Erreur fatale qui plus tard eut le mérite de  mener Daniel sur le chemin de la cinéphilie…La bande de mômes du quartier tenta une cabale vengeresse aux cris de  » Sauton, tête de con! « hurlés en passant à toute vitesse devant le salon, mais la rebellion dura peu, vite réprimée par d ‘autres taloches paternelles…

Il m’en est resté ce rapport compliqué et suspicieux avec les coiffeurs, semblable à celui que j ‘entretiens avec les dentistes.

Nathalie, je vous adore.


le samedi 23 mai par Gérard Dubois


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Corine et Ono

Mariage Covid à 5…


le vendredi 22 mai par Nicolas Spuhler


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Univers DC

Clark Joseph Kent, né Kal-El (véritable identité)


le vendredi 22 mai par Pierre Montant


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Peugeot 

Ce glaviot céleste ? on dirait une merde de pigeon sur le capot d’une Peugeot  bleue.


le jeudi 21 mai par Francis Traunig


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crédulité

Les Dieux lorsqu’ils nous parlent s’empêchent d’être trop directement clairs, alors qu’ils maîtrisent parfaitement notre langue, pour que nous levions les yeux vers le haut, là où ils nous font croire être. Ils s’amusent de notre crédulité lorsque nous découvrons, trop tard, traces de leur passage.


le mercredi 20 mai par Francis Traunig


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mon voyage est bien décidé

« Mon voyage est bien décidé. De n’importe quelle manière : avec un tout petit rien de confort et suffisamment de nourriture, ou à pied à la façon des mendiants, je veux le tenter. L’âge me talonne. Mourir pour mourir, je préfère que ce soit sur une route quelque part dans les steppes, avec le beau ciel au-dessus de ma tête, et la satisfaction dernière d’avoir, au moins, entrepris ce que je souhaitais, que dans un chambre, tuée par le regret d’avoir manqué de courage, d’avoir renoncé à ce à quoi je tenais et d’être dans l’impossibilité absolue de jamais voir ce que j’ai voulu voir, de faire ce que je voulais faire. Cette mort serait bien torturante pour quelqu’un de ma trempe. Mieux vaut affronter quelque fatigue physique que de tomber dans la mélancolie née de se sentir fini. » Alexandra David-Néel


le mardi 19 mai par John Grinling


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Un pavillon studio

mangé par la nature


le lundi 18 mai par Nicolas Spuhler


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en plus

Premier resto depuis deux mois, en compagnie d’un photographe en plus.


le lundi 18 mai par Francis Traunig


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Et en  tirer profit.

La merde, valeur commune à toutes les espèces, devrait nous rendre plus empathique avec le vivant.

Et en  tirer profit.

Comme les mouches savent le faire.


le dimanche 17 mai par Francis Traunig


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17/05/2020

autrefois il y avait un bar ici, le Stop bar. Terminé hélas. Le Spicy Chicken fermé pour cause de covid-19 le remplace. Mais pour combien de temps ?


le dimanche 17 mai par Pierre Montant


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de

…entendu un ZUT dans un froufrou de plumes se perdre dans la rumeur de la ville.


le samedi 16 mai par Francis Traunig


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mamelle de chèvre

Les tiroirs sont des cerveaux à l’abri de la pluie. Y sont empilés l’ordre des choses, les fadaises apprises, le brouillard qui entoure les arbres, l’alphabet qui permet d’écrire fourchette, le mode d’emploi pour faire un feu, et le souvenir des jeux innocents. Mais pas seulement. Car c’est ce mais qui permet la variété des sentiments. Qui permet de revenir sur ses pas sur les mains ou rire d’un papillon qui prend une mamelle de chèvre pour un pistil.


le vendredi 15 mai par Francis Traunig


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dividendes et verroterie

« (…) En guise de réinvention, on a droit une énième fois à Sibeth Ndiaye, sorte de mètre étalon du mensonge décomplexé, annonçant qu’une médaille de l’engagement face à l’épidémie serait attribuée « à tous les Français qui auront été en première ligne ». Une médaille ? Une fucking médaille ? (…) C’est ça la réinvention, Président ? (…) Beaucoup d’entre nous ont été contaminés, tous ont souffert, certains sont morts. Je le répète, ce ne sont pas des héros, pas des martyrs. Ce serait trop commode pour vous. Les héros, on leur file une médaille, une prime, ils saluent et retournent à l’anonymat. »

Christian Lehmann, médecin et écrivain, « C’est ça, se réinventer ? » journal Libération, aujourd’hui.

(…) « Ils ont claironné leur générosité au début du confinement, la main sur le cœur. « Nous verserons une prime de mille euros à tous nos salariés héroïques grâce auxquels nous continueront à nous engraisser en restant protégés derrière nos écrans… » Deux mois plus tard, ils rivalisent d’ingéniosité pour tenir leur parole sans la tenir tout en la tenant… (…) Une réforme de la fiscalité serait un premier signe de la nécessaire réinvention du monde dont même notre Président a eu la révélation. »

Robert Guédiguian, cinéaste, « Les « héros » veulent des augmentations de salaire », sur la même page du même journal.


le vendredi 15 mai par Pierre Montant


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Karla

Una gran amiga.


le vendredi 15 mai par Rodrigo Alonso


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Promis.

Pourquoi ces cons se sont-ils arrêtés là avec leur barrière ? Quelle idée, enfin, ils auraient pu la continuer, aller jusqu’au bout. Mais il faut que je vous dise un truc, les chinois, les chinois se moquent de nous, ça me fait penser à Constantin, vous savez l’empereur Constantin, fondateur du christianisme moderne, et bien l’expansion du christianisme, pareil, ça a été viral aussi, comme la Chine, et regardez où on en est. Faudra absolument que vous veniez boire un café un de ces quatre avec moi. Promis ?

Promis.


le jeudi 14 mai par Francis Traunig


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de saison

Relire Deleuze et son post-scriptum sur les sociétés de contrôle…


le jeudi 14 mai par Pierre Montant


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Un coeur qui bat

Et le coeur d’une personne bat encore sur ce banc.


le jeudi 14 mai par Lisa Frisco


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9:26

Les heures de pointe sont établies entre 7:30 et 9:30, 16 heures et 19:30. Avant, après ou entre ces horaires, celles et ceux qui n’ont pas d’attestation dûment complétée justifiant l’accès aux transports en commun pour un motif impérieux, peuvent les emprunter. Nous attendons ici l’heure de pouvoir monter dans le RER. Plus que quatre minutes. Mettez un masque ! sinon c’est 135 euros.


le mercredi 13 mai par Pierre Montant


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Don Cloro

El reparte Cloro y distintos aromatizantes y suvisantes de telas de marcas « Libres de autor » para ganar dinero.


le mercredi 13 mai par Rodrigo Alonso


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voyage 10/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. Soit « une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui t’a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer d’illustrer le thème. Dernière image.

Le sud pour finir ! Impasse du sud, mais le sud tout de même. Là où aller, après la ville.


le mardi 12 mai par Pierre Montant


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rendu aux oiseaux.

C’était donc la guerre. Avec ses héros et ses morts. Mais qui a bien pu la gagner ?

On nous a commandé de ne pas bouger, petits soldats disciplinés qui avons gagné des batailles en ne faisant rien. Maintenant on nous commande de retourner vers la ville pour faire des balades et du shopping. Probablement parce que ceux qui décident ont peur que ça ne soit plus jamais comme avant.

Sous le ciel rendu aux oiseaux.


le mardi 12 mai par Francis Traunig


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toujours en formation

En volant en V, les oies augmentent d’au moins 70% leur durée de vol par rapport à un oiseau qui volerait seul. Quand l’oie de tête est fatiguée, elle se place à l’arrière de la formation et une autre prend sa place à l’avant.

Celles qui sont derrière poussent des cris pour encourager celles qui sont à l’avant à garder leur vitesse


le lundi 11 mai par John Grinling


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En descente

Le triomphe de la moule en période de confinement ne nous empêchera pas de pédaler à nouveau à fond dans la pente.

En descente.


le lundi 11 mai par Francis Traunig


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La Baronne

Je l ‘entends dire :  » Il ne fait pas beau, mais je voulais voir la mer. »

Moi aussi…


le lundi 11 mai par Gérard Dubois


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reprise

des écoles. Aussi vite que possible, aussi lentement que nécessaire, comme dit notre président.


le lundi 11 mai par Nicolas Spuhler


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Journée productive

Je m’y mets, il est 8h, je lève la tête, il est 23h et déjà 35 mandalas de faits.


le lundi 11 mai par Lisa Frisco


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voyage 9/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. Soit « une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui t’a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer d’illustrer le thème. Avant dernière image.

La série voyage touche à sa fin, bref voyage, solo, à part soi, confiné et immobile. « L’immobilité, ça dérange le siècle. C’est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps » chantait Léo Ferré. Le sourire s’efface, les affaires sérieuses reprennent. Ce jour, si on n’a pas la berlue, reprend le visage des jours d’avant : tout est de nouveau process, fluidité proactive et relevé de l’activité. Allez ! Go. C’est (re)parti… Les dizaines de milliers de vols quotidiens, Bali, Cuba, USA, sont attendus. Instagram doit déjà en frémir. « Le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant » disait-il. Il est encore trop tôt sûrement pour juger. Wait and see.

Il ne faut pas être fou pour photographier ce monde, ça aide, tout de même!

 


le lundi 11 mai par Pierre Montant


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voyage 8/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. Soit « une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui t’a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer d’illustrer le thème. Huitième image.

Voyage sur place, pas loin, décarboné autant que possible : c’est mon credo… Il faut que je songe à réhabiliter le vélo pliant qui prend la poussière chez moi depuis deux ans. Téter le gaz des bagnoles, risquer de me faire renverser par l’une d’elles m’a dissuadé d’en faire ici en ville. Avec la fin du confinement et la prise de conscience (molle) qu’il faut y aller mollo au volant, on enfourchera peut-être plus son vélo. En ville l’idée semble progresser. Y aura-t-il moyen de circuler mieux, moins dangereusement ? Toute la difficulté reste de photographier le cul sur une selle. A la suite d’une gamelle premier choix, douloureuse, au cours de laquelle un compact Fuji en est ressorti cabossé, je n’essaie plus de shooter sur deux roues. « J’aime la bicyclette pour l’oubli qu’elle donne. J’ai beau marcher, je pense. A bicyclette je vais dans le vent, je ne pense plus, et rien n’est d’un aussi délicieux repos » écrivait Émile Zola.


le dimanche 10 mai par Pierre Montant


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venir

S. en position de schuss, s’entraine sur une pierre à cupules en vue de la saison de ski à venir.


le dimanche 10 mai par Francis Traunig


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Esther Lara Cortés

10 de Mayo, en México se festejó el día de las madres, Yo tengo a la #1 Esther Lara Cortés


le dimanche 10 mai par Rodrigo Alonso


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5 pers, 1m 80.

1m 78?

apéro balcon de couleur 3 dans la rue, 8e édition.

Les distances s’amenuisent un peu.


le samedi 9 mai par Nicolas Spuhler


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voyage 7/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. Soit « une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui t’a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer d’illustrer le thème. Septième image.

Le voyage pourrait-il, devrait-il se penser, s’imaginer, s’incarner dans un non-retour à l’anormal, celui qui précédait Covid ?

C’est le sens de cette tribune publiée dans le Monde le 06 mai dernier. La liste et le nom des signataires a impressionné le photographe.

« Non à un retour à la normale » : de Robert De Niro à Juliette Binoche, l’appel de 200 artistes et scientifiques

La pandémie de Covid-19 est une tragédie. Cette crise, pourtant, a la vertu de nous inviter à faire face aux questions essentielles.

Le bilan est simple : les « ajustements » ne suffisent plus, le problème est systémique.

La catastrophe écologique en cours relève d’une « méta-crise » : l’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe. A la différence d’une pandémie, aussi grave soit-elle, il s’agit d’un effondrement global dont les conséquences seront sans commune mesure.

Nous appelons donc solennellement les dirigeants et les citoyens à s’extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies.

Point de rupture

Le consumérisme nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d’un grand nombre d’humains. La pollution, le réchauffement et la destruction des espaces naturels mènent le monde à un point de rupture.

Pour ces raisons, jointes aux inégalités sociales toujours croissantes, il nous semble inenvisageable de « revenir à la normale ».

La transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage. Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence.

Lynsey Addario, grand reporter ; Isabelle Adjani, actrice ; Roberto Alagna, chanteur lyrique ; Pedro Almodovar, réalisateur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Angèle, chanteuse ; Adria Arjona, actrice ; Yann Arthus-Bertrand, photographe, réalisateur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, réalisateur ; Josiane Balasko, actrice ; Jeanne Balibar, actrice ; Bang Hai Ja, peintre ; Javier Bardem, acteur ; Aurélien Barrau, astrophysicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Mikhail Baryshnikov, danseur, chorégraphe ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Jean Bellorini, metteur en scène ; Monica Bellucci, actrice ; Alain Benoit, physicien, Académie des sciences ; Charles Berling, acteur ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Cate Blanchett, actrice ; Gilles Bœuf, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle ; Valérie Bonneton, actrice ; Aurélien Bory, metteur en scène ; Miguel Bosé, acteur, chanteur ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Stéphane Brizé, réalisateur ; Irina Brook, metteuse en scène ; Peter Brook, metteur en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, réalisatrice ; Khatia Buniatishvili, pianiste ; Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’Inrae ; Guillaume Canet, acteur, réalisateur ; Anne Carson, poète, écrivaine, Académie des arts et sciences ; Michel Cassé, astrophysicien ; Aaron Ciechanover, Prix Nobel de chimie ; François Civil, acteur ; François Cluzet, acteur ; Isabel Coixet, réalisatrice ; Gregory Colbert, photographe, réalisateur ; Paolo Conte, chanteur ; Marion Cotillard, actrice ; Camille Cottin, actrice ; Penélope Cruz, actrice ; Alfonso Cuaron, réalisateur ; Willem Dafoe, acteur ; Béatrice Dalle, actrice ; Alain Damasio, écrivain ; Ricardo Darin, acteur ; Cécile de France, actrice ; Robert De Niro, acteur ; Annick de Souzenelle, écrivaine ; Johann Deisenhofer, biochimiste, Prix Nobel de chimie ; Kate del Castillo, actrice ; Miguel Delibes Castro, biologiste, Académie royale des sciences espagnole ; Emmanuel Demarcy-Mota, metteur en scène ; Claire Denis, réalisatrice ; Philippe Descola, anthropologue, médaille d’or du CNRS ; Virginie Despentes, écrivaine ; Alexandre Desplat, compositeur ; Arnaud Desplechin, réalisateur ; Natalie Dessay, chanteuse lyrique ; Cyril Dion, écrivain, réalisateur ; Hervé Dole, astrophysicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Adam Driver, acteur ; Jacques Dubochet, Prix Nobel de chimie ; Diane Dufresne, chanteuse ; Thomas Dutronc, chanteur ; Lars Eidinger, acteur ; Olafur Eliasson, plasticien, sculpteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, membre de l’Académie des sciences ; Abel Ferrara, réalisateur ; Albert Fert, Prix Nobel de physique ; Ralph Fiennes, acteur ; Edmond Fischer, biochimiste, Prix Nobel de médecine ; Jane Fonda, actrice ; Joachim Frank, Prix Nobel de chimie ; Manuel Garcia-Rulfo, acteur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Amos Gitaï, réalisateur ; Alejandro Gonzales Iñarritu, réalisateur ; Timothy Gowers, médaille Fields de mathématiques ; Eva Green, actrice ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Ben Hardy, acteur ; Serge Haroche, Prix Nobel de physique ; Dudley R. Herschbach, Prix Nobel de chimie ; Roald Hoffmann, Prix Nobel de chimie ; Rob Hopkins, fondateur des villes en transition ; Nicolas Hulot, président d’honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’Homme ; Imany, chanteuse ; Jeremy Irons, acteur ; Agnès Jaoui, actrice, réalisatrice ; Jim Jarmusch, réalisateur ; Vaughan Jones, médaille Fields de mathématiques ; Spike Jonze, réalisateur ; Camélia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue, prix Vetlesen ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Naomi Kawase, réalisatrice ; Sandrine Kiberlain, actrice ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Naomi Klein, écrivaine ; Brian Kobilka, Prix Nobel de chimie ; Hirokazu Kore-eda, réalisateur ; Panos Koutras, réalisateur ; Antjie Krog, poétesse ; La Grande Sophie, chanteuse ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Mélanie Laurent, actrice ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Yvon Le Maho, écophysiologiste, membre de l’Académie des sciences ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gilles Lellouche, acteur, réalisateur ; Christian Louboutin, créateur ; Roderick MacKinnon, Prix Nobel de chimie ; Madonna, chanteuse ; Macha Makeïeff, metteuse en scène ; Claude Makélélé, footballeur ; Ald Al Malik, rappeur ; Rooney Mara, actrice ; Ricky Martin, chanteur ; Carmen Maura, actrice ; Michel Mayor, Prix Nobel de physique ; Médine, rappeur ; Melody Gardot, chanteuse ; Arturo Menchaca Rocha, physicien, ex-président de l’Académie des sciences du Mexique ; Raoni Metuktire, chef indien de Raoni ; Julianne Moore, actrice ; Wajdi Mouawad, metteur en scène, auteur ; Gérard Mouroux, Prix Nobel de physique ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Yael Naim, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Guillaume Néry, champion du monde d’apnée ; Pierre Niney, acteur ; Michaël Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Rithy Panh, réalisateur ; Vanessa Paradis, chanteuse, actrice ; James Peebles, Prix Nobel de physique ; Corine Pelluchon, philosophe ; Joaquin Phoenix, acteur ; Pomme, chanteuse ; Iggy Pop, chanteur ; Olivier Py, metteur en scène ; Radu Mihaileanu, réalisateur ; Susheela Raman, chanteuse ; Edgar Ramirez, acteur ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Eric Reinhardt, écrivain ; Residente, chanteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Matthieu Ricard, moine bouddhiste ; Richard Roberts, Prix Nobel de médecine ; Isabella Rossellini, actrice ; Cecilia Roth, actrice ; Carlo Rovelli, physicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Paolo Roversi, photographe ; Ludivine Sagnier, actrice ; Shaka Ponk (Sam et Frah), chanteurs ; Vandana Shiva, philosophe, écrivaine ; Abderrahmane Sissako, réalisateur ; Gustaf Skarsgard, acteur ; Sorrentino Paolo, réalisateur ; Sabrina Speich, océanographe, médaille Albert Defant ; Sting, chanteur ; James Fraser Stoddart, Prix Nobel de chimie ; Barbra Streisand, chanteuse, actrice, réalisatrice ; Malgorzata Szumowska, réalisatrice ; Béla Tarr, réalisateur ; Bertrand Tavernier, réalisateur ; Alexandre Tharaud, pianiste ; James Thierré, metteur en scène, danseur ; Mélanie Thierry, actrice ; Tran Anh Hung, réalisateur ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; Karin Viard, actrice ; Rufus Wainwright, chanteur ; Lulu Wang, réalisatrice ; Paul Watson, navigateur, écrivain ; Wim Wenders, réalisateur ; Stanley Whittingham, Prix Nobel de chimie ; Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste ; Frank Wilczek, Prix Nobel de physique ; Olivia Wilde, actrice ; Christophe Willem, chanteur ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; David Wineland, Prix Nobel de physique ; Xuan Thuan Trinh, astrophysicien ; Muhammad Yunus, économiste, Prix Nobel de la paix ; Zazie, chanteuse.


le samedi 9 mai par Pierre Montant


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« Se regalan gatitos »

Uno de los cinco gatos que estan siendo ofrecido para su adopción, un problema de salud en la CDMX los gatos crean muchas infecciones a los humanos, pero son adorables.


le samedi 9 mai par Rodrigo Alonso


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voyage 6/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. Soit « une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui t’a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer d’illustrer le thème. Sixième image.

Pourquoi aller si loin ? Pourquoi courir au-delà des océans, quand au bout de la rue et sans même outrepasser (à pied) le kilomètre réglementaire de la période confinée, au détour d’un passage, vous voilà soudain nez à nez avec un couple de porcs noirs ? Espèce rustique s’il en est, qu’on suppose de Bigorre, on n’y connaît vraiment rien nous les citadins, si ce n’est la version Herta sous cellophane. On a toutefois mis un gros frein sur la « viande » (est-ce donc ainsi que l’on parlait du vivant ?) en raison du LDL vicieux pour la plomberie, des conditions d’élevage honteuses et autres émissions de gaz à effet de serre. Cette espèce paraît non seulement rustique, mais tout droit sortie d’un continent sauvage, hostile… Phacochères de région méridionale envahie par la dengue, le moustique tigre, le moloch hérissé et la fourmi légionnaire ? Voyage sur place, de nouveau… Si ce n’est qu’en marchant, en ville, sans cesse il faut faire attention aux voitures, qui envahissent tout l’espace urbain, le défigurent. Un essai paru chez Folio en 1998 m’est revenu en mémoire. « Le pétro-nomadisme est l’apprentissage le mieux adapté aux comportements de nos démocraties-marchés », écrivait le philosophe Gilles Châtelet (qui n’avait rien contre le cochon) dans Vivre et penser comme des porcs, De l’incitation à l’envie et à l’ennui dans les démocraties-marchés. « (…) l’adhésion au pétro-nomadisme doit être sans faille, tout comme la discipline exigée autrefois du bon soldat. Toute critique un peu acérée de l’homme moyen à roulettes [ou ailé, n.d.l.r.] est sacrilège et n’est qu’une bouffée délirante de tous ces intellectuels qui vivent mal le triomphe de l’individualisme de masse. » Je ne crois pas que cet essai ait hélas beaucoup vieilli à l’heure des croisières en Méditerranée, des SUV omniprésents et des SPA aux Seychelles ajournés. Suis rentré tranquillement, cette balade ayant suffit : je tiens ici ma photo, et mon (minuscule) voyage à pattes en période confinée.


le vendredi 8 mai par Pierre Montant


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Sarahi =)

Mi amiga, al día de hoy…


le vendredi 8 mai par Rodrigo Alonso


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voyage 5/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. « Une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui t’a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer de l’illustrer. Cinquième image.

Entre courses et confinement, le bout du voyage sur place approche petit à petit : le lundi 11 mai sera la levée (partielle) du confinement. Nouvelle réminiscence ce matin au passage de cette femme au chariot. Souvenir de cette rue du sud dans laquelle j’ai grandi où passent aujourd’hui encore des femmes et hommes chenus, au ralenti, qui vont aux commissions sur la place pas loin où se tient le marché. Il me suffit d’un rai de lumière parfois pour voyager : changement de plan, spatial et temporel, fugace certes. Je m’arrête un instant. Je ne crois pas aux voyages. Ils nous font dépendre du pétrole… Sans pétrole, pas de voyage ! « Pour voyager il suffit d’exister. […] Si j’imagine, je vois. Seule une extrême faiblesse de l’imagination peut justifier que l’on ait à se déplacer pour sentir » relevait Fernando Pessoa, dans Le livre de l’intranquillité. Mon pétrole ? la photo. Mes guiboles, le train au maximum, ça va bien ainsi. Après le confinement, dans quelques semaines ou quelques mois, songer à prendre un billet pour le sud, et retrouver ma rue.


le jeudi 7 mai par Pierre Montant


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Vous êtes

Au lendemain de mon anniversaire, remerciements sincères et émus à vous tous qui m ‘avez à cette occasion démontré sympathie et amitié…


le jeudi 7 mai par Gérard Dubois


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folles

Banc privé de son public qui se fait chatouiller les côtes par des herbes folles.


le jeudi 7 mai par Francis Traunig


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voyage 4/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. « Une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui vous a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer de l’illustrer.

La photographie est un trip en soi, un voyage en soi. Qu’irais-je foutre à 10.000 kilomètres ? Je revisite certains coins de la ville, de mon pays. Ça ne t’arrive jamais ? je reste accroupi devant le tambour de la machine à laver pendant quelques minutes. Je le faisais avant, le fais encore, surtout confiné : le lancement, la flotte, les bulles qui apparaissent, ce côté hypnotique de la machine, ça vous a quelque chose de fascinant non ? Olrik face à Septimus. Ou bien, la pizza en train de cuire, au four – le coup de sirocco à l’ouverture, le Sahara. C’est la discussion que j’ai eue hier soir sur Internet avec l’ami Emmanuel. On parlait bande dessiné : Hergé, Edgar P. Jacobs… Réminiscences. Je revoyais les pages tourner devant moi. J’ai repris un livre ensuite. C’était Ed McBain et ses Chroniques du 87e District. New York ! J’ai été très marqué par la puissance d’évocation des auteurs de la Noire. Si ça c’est pas du voyage, je ne sais pas ce que c’est.

 

le mercredi 6 mai par Pierre Montant


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bec dans l’eau

Mais dis-moi quand t’es-tu mis en route ?

Mon voyage a commencé il y a belle lurette. On dit parfois tombé du nid, moi j’ai été précipité au bas de la pente. Arraché aux miens. Emporté par une crue. Transporté sur le dos d’un glacier. Je suis en route depuis des milliers d’années. J’ai perdu du poids, j’ai été bousculé par les tempêtes, poli par les vents. Puis le soleil s’est mis a léché les glaces, fondus en lacs, et je me suis retrouvé bec dans l’eau un bon moment. Je reprends maintenant un peu mon souffle avant de poursuivre ma route. Quand ? Je peux pas te répondre pour le moment.


le mercredi 6 mai par Francis Traunig


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Poste frontière

Son déjeuner pris, Catoune retourne dans ses territoires sauvages après un dernier regard…


le mercredi 6 mai par Gérard Dubois


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Tacos « El Samy »

Tacos  con el buen Samy, una delicia callejera.


le mercredi 6 mai par Rodrigo Alonso


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voyage 3/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. « Une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui vous a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer de l’illustrer. Troisième jour, troisième photo.
Photographier l’autochtone à 10.000 kilomètres exactement comme je le ferais à Paris ou Montélimar ? Me retrouver loin, c’est-à-dire égal à moi-même; partir pour « goûter un folklore qui me confirmera dans mes habitudes », comme le relevait le philosophe Michael Foessel, songer au retour, puis au prochain départ ? toute cette agitation n’a à mes yeux guère plus de sens que la course du hamster dans sa roue. Plus que tout, le désastre écologique en cours me confirme dans la défiance que m’inspire le déplacement lointain.
« Nous ne voyageons pas pour le plaisir de voyager, que je sache; nous sommes cons, mais pas à ce point » écrivait Samuel Beckett.

le mardi 5 mai par Pierre Montant


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Ton sang demande à s’épancher.

Je me souviens: dans le pré vert où tu marchais,

Le cri impitoyable du coucou

Me rappelait ton cou si chaud

Où le sang ne se plaisait plus

Eugène Guillevic: Terraqué


le mardi 5 mai par Michel Bruno


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qui fera tout

…en passant par le paranormal.

L’invisible existe. Il nous réunit dans une communion pour la vie dont l’emblème est le masque chirurgical, (comme l’est le crucifix pour les chrétiens). Sauver sa peau pour sauver celle de l’Autre, le nouvel évangile du monde néolibéral – qui fera tout pour protéger ses clients.


le mardi 5 mai par Francis Traunig


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(En excursion du côté de chez Donald )

Descente de croix à Sacramento.

Les anges de la Liberté se font évacuer par la garde prétorienne du grand César. Ces anges sont des activistes anti-vaccinations qui à l’aide de leurs smartphones, chiens bergers électroniques, rabattent les égarés dans les enclos des réseaux sociaux.

(En excursion du côté de chez Donald )


le lundi 4 mai par Francis Traunig


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Nico

https://domainedesgraves.ch


le lundi 4 mai par Nicolas Spuhler


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voyage 2/10

N.B. : le 03 mai, Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. « Une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui vous a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu. Normal : Nicolas n’est pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – et c’est bien une facétie de sa part que de me proposer de l’illustrer. Deuxième jour, seconde photo.
« Nous vivons une synchronisation de l’émotion, une mondialisation des affects. Au même moment, n’importe où sur la planète, chacun peut ressentir la même terreur, la même inquiétude pour l’avenir ou éprouver la même panique. C’est quand même incroyable ! Nous sommes passés de la standardisation des opinions – rendue possible grâce à la liberté de la presse – à la synchronisation des émotions. La communauté d’émotion domine désormais les communautés d’intérêt des classes sociales qui définissaient la gauche et la droite en politique, par exemple. Nos sociétés vivaient sur une communauté d’intérêt, elles vivent désormais un communisme des affects. » Paul Virilio
J’ignore si je suis dans la confusion la plus totale mais lorsque je vais sur Instagram notamment, et regarde défiler les photos du monde entier, à l’heure du tourisme de masse, vois les « like » et lis les commentaires, j’éprouve ce « communisme des affects ». Du voyage censé s’incarner à travers ces images scrollées, je ne retiens le plus souvent qu’une ribambelle évanescente de formes et de couleurs…
Entendu aujourd’hui, sur France Inter : « (…) les paysages traversés ont moins d’importance que le paysage intérieur. »
Fragment, façon Perec : Je me souviens d’un temps où ma sœur et moi vivions en HLM à Montélimar, avec ma mère. Je me souviens que nous jouions dans la chambre sur un bloc de polystyrène transformé en radeau. Je me souviens qu’on traversait l’Atlantique, dans la tempête. Comme si j’y étais : ce souvenir de voyage inaltéré, entre quatre murs, vaut largement celui de mes voyages réels.

le lundi 4 mai par Pierre Montant


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Samantha…

La vida en tiempos de COVID-19 en este 2020


le lundi 4 mai par Rodrigo Alonso


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Un cercle vertueux

  • En économie : économiser rend riche, et être riche permet d’économiser plus…[réf. souhaitée]
  • En économie : au niveau national, une économie prospère permet d’acquérir des infrastructures de qualité, ce qui permet de nourrir l’économie…[réf. souhaitée]
  • Dans l’éducation : avoir un sommeil décent permet de travailler plus efficacement et plus rapidement, ce qui permet de bénéficier de davantage de temps de sommeil[1].
  • En psychologie : avoir confiance en soi fait réussir, ce qui donne confiance en soi…[réf. souhaitée]
  • En agriculture (agriculture biologique, permaculture, agrosylviculture) : ensemble de culture (pérenne, annuelle) et d’élevage permettant d’apporter de l’énergie à une partie du système grâce aux déchets d’une autre partie (paille d’annuelle mélangée aux fientes apportera de la matière organique aux autres cultures pérennes et annuelles).

le dimanche 3 mai par Gérard Dubois


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voyage 1/10

Nicolas me propose très gentiment de publier 10 photos sur le thème du voyage. « Une photo par jour, à compter de ce jour, sans explication, en choisissant une image qui vous a marquée. » J’amende immédiatement le défi car si je le relève, j’écris un peu : Nicolas n’est en effet pas sans savoir que je déteste le voyage, à l’instar du regretté Lévi-Strauss – c’est bien une facétie de sa part que de me proposer de l’illustrer. Relevons -le… Contrairement à l’immense Lévi-Strauss, je n’ai jamais rencontré ni étudié aucune société traditionnelle, ni écrit le moindre livre. Ma détestation du tourisme et des touristes reste néanmoins en tous points semblable à celle de l’illustre ethnologue. Je ne suis jamais allé bien loin.

Nul ne m’a jamais démontré que je me prive ici de quelque chose de fondamental. L’impact tout à fait délétère de ces « voyages » lointains – parlons plutôt de déplacements – sur la biodiversité ne fait en revanche plus aucun doute. Cette accumulation sans fin, alerte la science que personne n’écoute, conduit au surplus l’humanité à s’interdire tout avenir. Mon inertie polaire n’a jamais obéré la possibilité de faire l’expérience de l’Autre et de multiples rencontres – sur place. Hormis quelques photographies de ma Drôme natale, je n’ai rien conservé de notable – ce le serait pour qui ? pour quoi ? – de ce qui a pu m’éloigner de mon domicile, au-delà des frontières de ce pays qui est le mien : en cinquante ans, je compte trois déplacements assez loin relativement oubliables, et encore : deux l’ont été au sein même de l’Union Européenne. Pourtant, en aménageant dans mon nouvel appartement, en 2010, à seulement deux kilomètres du précédent, c’est un bouleversement que j’ai connu, un dépaysement mental, une reconfiguration totale. J’accédais ici à « une autre version de moi-même », comme dirait Meyerowitz, en m’installant dans une vie que je n’avais pas connue autrefois.

Des rencontres et des voyages, on en fait de multiples, par chez soi, pas loin, avec la lecture, le cinéma, Internet, voire le boulot, auprès de tous ces inconnus rencontrés via la photo. Paris est la première destination touristique du monde. Je suis sur place. Touriste à domicile, voyage sur place, c’est bien assez comme ça.

Conclure aujourd’hui avec ce mot de Bukowski : « Ils ont tous la bougeotte, ils se mettent à parcourir le monde (voyez Ginsberg, Corso, Kaja, Burroughs, etc., etc.). Je ne sais pas trop ce que ça signifie, mais je me rangerai du côté de Faulkner qui pensait qu’il y avait largement de quoi faire juste autour de son paillasson. Cette chasse à la culture dans le monde a pour moi une trop forte odeur de Cadillac neuve. » Correspondance (1958 – 1994)


le dimanche 3 mai par Pierre Montant


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Soulages

Un peu de matière première de Pierre Soulages dans mon jardin.


le samedi 2 mai par Nicolas Spuhler


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Porst 35 + Nd8

Prise à distance sanitaire s’il fallait le préciser, avec comme optique un Porst 35 mm des années 70/80 monté sur Pentax k1. L’objo est tout manuel, je lui ai mis un filtre nd8 pour compenser l’absence de mesure de l’expo. La photo est prise je suppose à f2,8 (le boitier ne reconnaissant pas l’objectif), bref : une bidouille totale mais j’aime ça de temps en temps même si la technique m’ennuie, globalement.

Enfin, cerise sur le gâteau, cette ultime précision de l’ami Bernard Jolivalt : « Porst, c’était une boîte allemande qui achetait du matos d‘Allemagne de l’Est et collait son étiquette dessus. Hanns Porst, le fondateur, fut un socialiste convaincu. Et son rejeton aussi, qui s’est pris deux ans de taule pour espionnage en faveur de la RDA. La boîte Porst a été rachetée en 1982 par Interdiscount. »


le samedi 2 mai par Pierre Montant


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Et vous ?

Déconfinement du surmoi.

Qu’est-ce que vous faites ?

Je veux faire rire les gens, mais surtout me faire rire moi-même.

Moi c’est Marcel ! Et vous ?

 


le samedi 2 mai par Francis Traunig


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Deux Mille Vain…

Rencontres photographiques d ‘Arles, août 2019…Je fais cette photo sans trop savoir pourquoi – j ‘aime à croire à une part d’inconscient, d ‘instinctif, de non maîtrisé dans l’acte de photographier-Ici et maintenant , je pense que j ‘ai aimé la jupe verte, la chronologie des affiches, le rouge de l ‘ extincteur, la lèpre du mur… J’ai oublié cette image et ne l’ai jamais traitée. Je la retrouve ce matin et me dis qu’elle illustre la situation actuelle : 2017, 2018, la jeune fille en vert 2019 qui se dirige vers une porte qui nous dit qu’ au-delà c’est privé, que après nous serons privés, qu’il n ‘y aura pas de 2020. Un peu comme une très jolie femme décide qu’après une certaine date il n ‘y aura plus d’anniversaire-Arles fêtait l ‘année dernière ses 50 ans.

Bien sûr, cela n ‘affectera que les photographes et les amateurs de photo-et l ‘économie de la ville, évidemment…

Ailleurs, partout, se jouent des drames plus violents.

Mais cette image, qu’un ami me dit prémonitoire, ajoute, s’il le fallait, une pincée de tristesse à ce mois de mai qui commence…


le samedi 2 mai par Gérard Dubois


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Tarte

aux pommes golden de Cocagne.


le vendredi 1 mai par Nicolas Spuhler


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pour 29 euros 90 !

C’est pour ton bien, uniquement, te préserver de la malédiction de ne plus exister, que tu dois défendre ton corps comme une ville assiégée. Ne plus toucher et être touché. Sauver ta peau pour sauver celle des autres. Te contraindre pour le bien commun au repli et apprendre à vivre derrière les écrans. Ce n’est pas une supplique. Ce n’est pas négociable. C’est un décret, un ordre, une injonction. Et grâce à toi, à tes efforts, à ton engagement, ton empathie pour ceux qui qui sont au front de cette guerre qui veut détruire ce que nous avons édifié, nous vaincrons.

Et nous te promettons de pouvoir à nouveau aller à Barcelone faire la Teuf avec EasyJet, pour 29 euros 90 !


le vendredi 1 mai par Francis Traunig


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