Un mois de légendes /

Charles-Albert Cingria

Si l’on ne trouve pas surnaturel l’ordinaire, à quoi bon poursuivre ?

Charles-Albert Cingria


le dimanche 12 juillet par Francis Traunig


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selfiser

Eh ! des touristes, enfin, donne-moi une pièce.

Il a du flaire le zigue, d’avoir reconnu des touristes venus d’ailleurs de ceux du crû. Qui sont multitude sur le grandiose pont Charles de Prague à se selfiser.


le samedi 11 juillet par Francis Traunig


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usage

Nous sommes dans une ville où lorsqu’il pleut il est d’usage de se mettre en caleçon de bain.


le vendredi 10 juillet par Francis Traunig


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Céleste

Et voilà comment Céleste me regarde quand il est 22:46 et que je n’ai toujours pas fait ma photo du jour…


le jeudi 9 juillet par Lisa Frisco


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Cunégonde

Dans l’abbatiale de Weltenburg  Saint Georges n’en finit pas de terrasser le dragon pour sauver la douce Cunégonde du trépas. C’est une scène genrée évidemment. Une de plus.

Ne faudrait-il pas interdire au public ce genre de représentation ?

Et fermer définitivement les lieux saints où la parité hommes/femmes ne serait pas respectée.


le jeudi 9 juillet par Francis Traunig


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ma vie en 16-9e

« La crypte de l’église St Merry (Paris, 75004) ) sera tout cet été la demeure précieuse de mon journal photographique de confinement.
Samedi 4 juillet de 15h30 à 18h30 je vous y attendrai accompagnée de la librairie d’Odessa, autour de quelques photos et de mon livre, en tirage limité, que j’aurai le plaisir de vous dédicacer. Eglise St Merry 76 rue de la Verrerie 75004 Paris

Chaque jour du confinement j’ai photographié les fenêtres qui me faisaient face pour continuer de travailler, trouver un lien, y compris avec moi même. J’ai regardé ce que l’on ne devait pas voir. J’ai enfreint la règle du droit à l’intimité pour tenter de nourrir un dialogue. Mais ces images de mes voisins, je m’en suis très vite rendue compte, ne parlaient que de moi, mes rêves, mes visions, mes angoisses, mes ennuis au sens propre comme au sens figuré, puisque ce que je voyais dans les fenêtres de mes voisins, c’était le reflet de mon propre immeuble.

Vous entendrez à l’occasion du vernissage la première de la composition éponyme du jeune compositeur prix Delerue 2017, Gabriel Majou, crée tout spécialement pour accompagner mon journal.

« Afin de restituer l’ambiance de nos vies confinées, les pastilles musicales imaginées par Gabriel Majou insèrent harmoniquement des bruits du quotidien – rumeur de la rue, chant des oiseaux, rythme du balai, éternuements – recréés par divers instruments ou objets domestiques. Chaque composition fonctionne en loop, l’oreille s’adaptant sans même s’en rendre compte à une certaine routine sonore, à l’image de ces journées ‘en boucle’. » Valérie Simonnet (au centre)

http://www.voir-et-dire.net/Valerie-Simonnet-Ma-vie-en-16-9-eme

http://simonnetvalerie.fr/fr/accueil.html


le mercredi 8 juillet par Pierre Montant


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fils.

Mères et fils. A chacune le sien.


le mercredi 8 juillet par Francis Traunig


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saucisse couchée

La jeunesse  de Regensburg se rassemble sur les berges du Danube près de la plus vieille guinguette d’Allemagne, la Wurstkuchi, active depuis 850 ans. La carte propose depuis le 12ème siècle une unique spécialité de saucisse couchée sur son lit de moutarde enveloppée dans un petit pain maison.

Ni la crise, ni le Danube qui a noyé des dizaines de fois cette guinguette ne semblent pouvoir venir à bout de ce commerce huit fois centenaire.


le mardi 7 juillet par Francis Traunig


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I’m..

…an alien, I’m a legal alien…


le mardi 7 juillet par Gérard Dubois


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un agnelet béat

Dans le cœur de l’incroyable Goetheanum, construction gigantesque de Rudolf Steiner, fondateur de la science de l’esprit, la société anthroposophique universelle.

L’école supérieure de science de l’esprit est centrée sur la transformation, la sensibilisation et l’élévation de l’esprit.

Il s’agirait de parvenir par des exercices continus et par la méditation à de nouveaux points de vue sur le monde pour les mettre en pratique dans le travail et la vie quotidienne.

Flippant d’être si proche de l’absolue félicité. Qui semble-t-il ferait d’un Trump un agnelet béat. Si évidemment il accepte de suivre les préceptes du Messie Steiner.

Ps : les dons sont bienvenus.


le lundi 6 juillet par Francis Traunig


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viatique

En route pour Bâle où l’ami Basil nous reçoit dans son nouvel espace et nous montrera un film qui commence par : IL N’Y A PAS DE PAS PERDUS.

Joli postulat poétique que nous nous approprions en viatique pour la suite du voyage.


le dimanche 5 juillet par Francis Traunig


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le danger

Première fois qu’un inconnu photographié sur le vif, sans, de fait, lui avoir demandé la permission (il est rarissime que je la demande) me dise, après quelques mots échangés en marchant, avec beaucoup de bienveillance : « Ce que vous faites est courageux. » Ça fait plaisir… Est-ce vraiment courageux ? je ne sais pas, ici le danger semble inexistant, je l’ai reçu comme un compliment en tout cas. Courageux ? Je n’ose plus photographier la police en manifestation par exemple, craignant le tir de LBD « Lrem » 40 malencontreux.


le dimanche 5 juillet par Pierre Montant


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!

Sexe appelle !


le samedi 4 juillet par Francis Traunig


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Doisneau ?

Je le vois là assis, mon sang ne fait qu’un tour, lui fonds dessus à la vitesse du strigidé sur le campagnol, en articulant un : « qu’est-ce que vous êtes bien ! » clic. – Vous faites de la photo… comme Doisneau ? – Oui, oui on peut le dire comme ça, c’est un illustre prédécesseur, un modèle oui. Je photographie la rue, les scènes de la vie quotidienne (scie : c’est exactement ce que je ressors à chaque fois, mais qu’irais-je raconter d’autre ?) – Doisneau ? (Il lève un sourcil intéressé.) Hé bien je l’ai croisé un jour ! clic-clac, il m’a photographié, boum, sans rien me demander… Et un autre gars, une fois, pareil ! qui en a fait une carte postale, sans me demander mon avis hein, j’ai trouvé l’image un jour, quelque part. – Ha bon ? Il l’a publiée sans rien vous demander ? – Ben non. (Ça ne semble pas l’avoir traumatisé, ça reste pas très correct.) Il me tend une carte postale où en effet on le distingue en train de traverser les clous, en noir et blanc. – Je joue à la pétanque derrière, sur la place, passez un jour ! – Ok. Tiens, j’y pense, si vous allez sur la toile, sur Internet, je peux vous donner… Il me coupe : – Ha non pas ça, non non. Ce monsieur a tout à fait autre chose à foutre qu’aller sur la toile. Ça ne l’intéresse pas. Il a semblé heureux qu’on ait pu échanger quelques instants. Moi le premier. Comme les copains d’Une photo par jour, Pascal, hier… Vive la photo.


le samedi 4 juillet par Pierre Montant


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498 Fouad

Toutes les photographies ont une histoire, qui souvent n’appartient qu’au photographe, reliées à un moment, une sensation, une idée. Réussie elle parlera à d’autres. Aujourd’hui après une journée éprouvante, je me décide à aller cueillir ce que la rue voudra bien m’offrir. Marseille est généreuse, très généreuse. Aussi je commence à déambuler dans un quartier que beaucoup de Marseillais ignorent, voir méprisent. Un monsieur me voit avec mon appareil : « Oh vous avez un vrai appareil photo, ça c’est bien, aujourd’hui tout le monde utilise son téléphone, moi j’aime bien la photo. Vous voulez bien me prendre en photo ? moi : « Oui avec plaisir, vous êtes sûr  » Lui : « oui, oui, vous me l’enverrez ensuite ! ». Donc vite et un peu intimidé je cherche un mur tout proche avec un fond un peu signifiant. Juste à trois mètres je vois cette affiche. Je lui demande de se poser à côté. Deux photos pas plus…on n’est pas en studio. Lui : « Ah ben maintenant je vous invite à boire un verre, chez une amie qui tient un petit restaurant à côté…en fait un petit bouiboui sympa comme il en existe tant à Marseille. Je m’assois, on commence à discuter, faire connaissance. Son amie, Linda se joint à nous.. Je voyage en Algérie, bilan carbone zéro. Marseille est une ville riche. Riche de tant d’humanités. Unique. Gênes ou Naples en Italie mais sans rivale en France. Quelle ville !


le vendredi 3 juillet par Pascal Kempenar


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Gardez la monnaie !

Bonjour madame, la trois.

Vingt cinq francs quarante, s’il vous plaît.

Faites pas la gueule, affichez votre soutien !

C’est que je suis au chômage partiel, j’ai pas trop envie de sourire à chacun.

Mais alors votre boss qui nous pollue la vie avec ses pubs à la con, alors que l’essence coûte plus cher qu’un litre de lait, qu’est-ce qu’il entend par afficher son soutien ?

Il aimerait nous virer, moi et Jacqueline, et que vous fassiez tout le boulot, l’encaissement  par smartphone et nous remplacer au kiosque par des automates. Il prétend qu’il pourrait baisser de un deux centimes le prix des carburants.

Ne vous laissez pas faire, vous pouvez compter sur mon soutien.

… !?

Gardez la monnaie !


le vendredi 3 juillet par Francis Traunig


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Presstalyse

« Il faut que les points de vente en France soient beaucoup mieux mis en valeur, de telle manière que les lieux où on achète des journaux ne soient pas fragilisés. C’est quasiment un « lumpenprolétariat » (prolétariat en haillons) qui travaille dans les kiosques, il faut le savoir. » Eric Fottorino, à franceinfo, ce soir dans le poste. Photo prise ce matin, coïncidence.

https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/reprise-de-presstalis-eric-fottorino-denonce-une-gestion-depuis-10-ans-frauduleuse-du-distributeur-de-presse_4030223.html


le mercredi 1 juillet par Pierre Montant


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