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Livres de cuisine
Tu sais, tu es une personne importante, j’aime ce que tu fais, j’aime ce que tu aimes, tu n’es pas seul, nous sommes une communauté d’amis qui aimons les mêmes choses, partageons les mêmes goûts, les mêmes indignations, et je sais que tu aimes le bio, je sais que tu aimes faire parfois de bonnes affaires chez Zalando, chez Amazon, tu achètes surtout les livres de cuisine, tu vois nous partageons une certaine intimité, je sais aussi que tu fais partie de la communauté Mac, que tu préfères l’Asie à l’Amérique latine, la sensibilité politique des démocrates plutôt que des républicains, tu es progressiste, je le sais, tu es contre les hégémonies et les discours simplificateurs, tu ne serais autrement pas abonné au courrier international on-line, ni ne farfouillerais avec ta souris les sites complotistes, tu cherches l’objectivité, beaucoup de tes amis LIKE tes opinions, du moins celles que tu LIKE, oui vraiment tu es formidable, unique.
Si jamais on te demande de restreindre les initiatives de notre grande communauté en te forçant de signer des postulats qui vont dans ce sens, refuse à tout prix. Car c’est la liberté qui est en jeu. La nôtre et la tienne, indéfectiblement liées.
Et nous, les Gafam, sommes fiers d’être là pour vous, nous ne vous abandonnerons pas.
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Afrique
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Chicken day
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Signe de V
…je repense à ce touriste, probablement Hollandais, fasciné par un groupe de jeunes nonnes à ne plus pouvoir les lâcher du regard. Encombré par son physique d’échalas et son Nikon en bandoulière, il va-et-vient, pieds nus, en demi cercle autour d’elles. Puis se cale contre un pilier du temple. Puis braque discrètement son optique sur les jeunes dévotes qui psalmodient en chœur. Puis relève l’écran du viseur de l’appareil qui fait un angle droit, regarde ailleurs tout en maintenant l’appareil vers l’objet de sa fascination. Déclenche. Jette à la volée un oeil à l’écran, rectifie légèrement l’angle de prise de vue, regarde ailleurs. Déclenche. Et discrètement consulte à nouveau l’écran. Arrive une touriste asiatique. Peut-être Thaï. Elle se place sans gêne au milieu du groupe des nonnettes et fait un signe de V avec la main à un homme qui la photographie avec son portable. Quitte le groupe des jeunes filles et leur jette un joli sourire.
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700 kilomètres plus au sud
Le chauffeur qui nous accompagne à l’aéroport nous raconte qu’en quatre ans les prix ont explosé. Notre petit hôtel, par exemple a triplé ses prix. Beaucoup vendent leurs terrains aux hommes d’affaires venus de Rangoon. Ils construisent des hôtels, ouvrent des bars, des restaurants. Beaucoup de gens de ma ville sont forcés de partir à la campagne à la recherche d’un terrain moins cher. Le tourisme amène de l’argent mais il faut le contrôler sinon les Birmans vont perdre leur sourire.
700 kilomètres plus au sud :
Rangoon est moite, chaude et molle comme une tarte aux oignons trop cuite, tarte aux oignons qui pourrait contenir l’ensemble de la population suisse. L’interdiction faite aux motos et scooters de circuler et livre la ville à la bagnole, congestionne d’autant plus le trafic qu’il paraît déjà proche de la saturation.
Plusieurs images :
Une équipe d’ouvriers frappent, en cadence, à la masse, une structure en béton armé sur laquelle ils sont perchés. On dirait un nid de cigognes surpeuplé. Tâche qui semble absurde, même à vingt marteaux piqueurs.
Bâtiments coloniaux qui pourraient servir de décors de films recouverts de lichen, où s’accrochent aux fenêtres des arbres, du linge et des antennes paraboliques, souvent bleues.
Un homme se tient debout, pieds nus, au milieu de ciseaux, de tournevis, de clefs à molettes, d’emporte-pièce et de boulons rouillés.
Un indien pétrit une pâte qui lui a mangé ses mains.
Un papillon se pose sur le bras d’une vendeuse au moment où elle nous tend l’ananas qu’elle nous a préparé.
Des couples d’amoureux, dans le jardin Mahabandoola, se cachent des regards sous leurs parapluies.
Et puis cet homme avec sa planche, vite, on s’observe, qui semble poser mais déjà est happé par sa vie et moi par la mienne et semble à jamais figé dans un présent éternel.
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HTAT ELAN
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Fuchsia
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La vie de Brian
Résumé de la vie de Brian. En 30 minutes.
Il raconte qu’après sa journée de travail d’éboueur il rentre se coucher. Vers 23 heures sa femme le réveille, lui prépare le repas du soir. Vers minuit il se rend dans une discothèque où il est en charge de la fermeture. En rentrant, souvent plus tard que prévu, parce que ça ne se passe pas toujours simplement, il dort encore deux heures avant d’enfiler sa salopette d’éboueurs, à cinq heures du matin.
« Au bout d’un moment, ma femme s’est rendue compte que je n’avais plus les yeux devant les trous… »
Brian et sa femme se lancent alors dans le toilettage pour chien.
« On arrive à en laver une trentaine par jour, c’est du boulot, mais un bon boulot. Trente dollars le chien (23 US). Les gros se laissent faire. Easy. C’est les petits qui mordent, toujours. Tien, cette cicatrice-là, c’est un petit. J’ai dû aller à l’hôpital me faire recoudre. Je suis entrain de transformer un 4×4. On va bientôt explorer l’Australie, mon pays que je connais moins bien que le reste du monde… »
Brian tout à coup émerge du bain thermal et s’allonge sur les lattes de teck, ferme les yeux et reprend son souffle.
« Et vous, murmure-t-il, vous faites quoi dans la vie ? »
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Titubants
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Cette photo découle de 8h d’étalonnage vidéo
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S’il fallait…
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C’est pas facile
Bon, c’est vraiment pas simple de faire des images quand le monde se livre sans contraintes, sans tensions. Pas simple lorsque les gens se jettent avec leurs sourires éclatants devant l’objectif. Pas facile de choisir quand tout abonde. Quand tout est merveilleux, paradisiaque, édénique. Pas facile de faire fi des stigmates de l’Histoire en sachant que les réalités sont multiples et que tout décors à son envers. Pas facile non plus de résister devant la terrible photogénie de la misère, de faire de l’art avec le peu des autres pour dire avec un sourire gêné, Thanks very much, have a good day, et puis s’en vont….
La grâce pourtant, souvent scintille, devant et derrière…
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Fronde, bis
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Mont Popa
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Hte-Hte
Hte-Hte dix huit ans, a dû interrompre sa scolarité pour soutenir sa famille, vend les livres de Orwell photocopiés, des cartes postales et des peintures sur tissu de Bouddha. Brillante et délicate jeune fille qui parle 5 langues « en écoutant les touristes… » sacrifiera ses études à cause des troupeaux de comme nous assoiffés d’exotisme et de culture
Et nous nous quittons encombrés de cette ambiguë culpabilité en feuilletant Orwell…
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Splatch
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L’expression masculine
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Colonne droite.
Quoi de plus beau qu’une tranche de pain toastée qui saute hors du grill pour faire la colonne droite.
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Cinquante
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Cropettes
Deux coquettes aux Cropettes prennent un bain de lumière.
Joli petit festival musical qui est né bien avant qu’elles soient nées.
Et les vieux amis passent, grands-pères et grands-mères pour certains, qui, il n’y a pas si vieux promenaient des landaus remplis de marmots braillards en fumant des pétards.
Comme le temps passe. Ou est-ce que c’est nous qui passons ?
Voilà un vieux pote qui se déplace en crabe, le regard attelé aux fesses d’une jeune fille, obsession qu’il a trimballée à travers toute sa vie, et lui, là, qui rit tout seul, qui riait déjà il y a trente ans, pétard au bec, quelle constance….
Eh salut ! purée, c’est pas vrai… Tu vas ? Comme tu vois, aussi bien que toi.
…
Je me souviens, moi aussi, de deux coquettes, il y a trente ans, qui prenaient un bain de lumière…
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Tropical corner
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Purée de patates
Eh ! Simone, magnifique ton enterrement. Tes enfants émouvants, aimants. Idem pour les enfants de tes enfants. Jean-Jacques ton mari, digne dans sa douleur, le pasteur, hors du commun, canon. Il en faudrait plus des comme lui pour remplir les temples et les églises. On a même parlé du pape qu’il admire. Tu te rends compte, un ministre protestant papiste, disons pour nuancer : qui est touché par les engagements de François. Moi qui m’imaginais une cérémonie un peu sanglée par le dogme. Et bien pas du tout.
C’était marrant, pendant le buffet, joyeux malgré tout et convivial, au-dessus de nos têtes, dans le bleu, il y avait un avion qui écrivait LOVE.
Simone, encore une toute dernière chose : merci pour tes purées de patates, le dimanche. Tu sais que j’aimais ça, elles me manqueront.
Toi aussi…
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