Francis Traunig

Les légendes de Francis Traunig /

1984 images légendées.

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2015

Mourad

Mourad va nous chanter Joe Dassin.

Caroline et Nadia se déhancher sur des rythmes Kabyles, et Gaby danser le tango sur un rock Touareg.

Soirée algérienne à Crache ! Énergie festive qui va dégonder l’année.

Sensualité de l’amitié, gourmandise, hospitalité.

Je suis pour plus de sud au nord en 2017.


le samedi 31 décembre


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Léon

Mon copain Léon.


le vendredi 30 décembre


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chatte

Depuis le 20 décembre, les personnes souhaitant se rendre aux Etats-Unis sont invitées par le Service des douanes américain à fournir leurs noms d’utilisateurs sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux.

La requête est facultative et vise à détecter les menaces terroristes potentielles, rapporte le site américain Politico. Elle concerne les ressortissants des pays exemptés de visa, dont la Suisse. Malgré cette exemption, ces derniers doivent remplir un formulaire électronique d’autorisation de voyage, dans lequel figure cette nouvelle demande.

Un menu déroulant liste les plateformes en ligne telles que Facebook, LinkedIn ou Twitter. Seul le nom d’utilisateur est demandé, et pas le mot de passe.

Source RTS Info

Les gros gras et autres mâles alpha qui se vantent, sur les réseaux sociaux, d’empoigner les femelles par la chatte n’ont plus qu’à bien se tenir.


le mardi 27 décembre


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bonne nouvelle

Ah que bella l’ironie des commerçants genevois qui emploient des dizaines de milliers de frontaliers pour baisser leurs charges et augmenter les profits.

Vive le patriotisme économique ! Le retour du contrôle aux frontières.


le vendredi 23 décembre


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poirier

Ciel faisant le poirier en vitrine.


le jeudi 22 décembre


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boîte aux lettres

Le Père Noël est malin, il met la Mère Noël au turbin pour éviter  à tout prix des bisbilles avec  le bureau de l’égalité des chances entre hommes et femmes.

Un procès pourrait l’obliger à fermer sa boîte. Aux lettres.

Égalité femmes-hommes

A Genève, le Bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes et de prévention des violences domestiques (BPEV) informe, oriente et conseille le grand public et collabore avec ses partenaires sur les principes d’égalité; il contrôle l’application des lois et des règlements en la matière.


le mardi 20 décembre


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météo

Sa femme regarde Yves au journal télévisé qui parle du complexe et délicat engagement des humanitaires.

De la guerre.

Nous écoutons, graves, concernés. La joie des retrouvailles perd un peu de ses couleurs. Devant moi un bol de cacahouètes que je repousse. Être concernés (qu’est-ce que ça veut dire?) dédouane un peu notre sidération devant l’horreur. Cette pensée me terrorise. Va suivre la météo. L’un déjà se lève, va chercher à boire. Un autre, sur la pointe des pieds, change de sujet. Un rire. L’écran est éteint.

La vie continue.


le lundi 19 décembre


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Zohou

Emportés  par le tourbillon musical poétique et engagé de DUB INC.

Traversés par l’énorme énergie rythmique, on lève les bras, on saute sur place.

Une femme consulte son portable.

Les voix nous infiltrent, ruissellent, nous soulèvent. Les voix nous disent levez les mains, on les lève.

Un fumeur de pétard est évacué par la sécurité.

L’électricité comme combustible.

Reggae, Ragga avec de subtiles touches de vocalises orientales.

Je pense au vendeur de Hamburger, devant l’entrée, qui s’est fait piquer sa caisse.

Au groupe de Reggae, en première partie, qui fait mettre toute la salle à genoux. Et à qui oserait rester debout au milieu de cette injonction ambiguë. La foule est obéissante.

Alors on communie, c’est pour ça qu’on est là, par la musique,  comme à l’église où on ne va plus.


le vendredi 16 décembre


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Vous

-Vous roulez aussi couché ?

-Jamais essayé.


le jeudi 15 décembre


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sirènes

Noël et le chant des sirènes.


le mercredi 14 décembre


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BEFORE

Nous sommes en plein BEFORE et nous nous dirigeons, excités comme des poux, vers L’AFTER. Ne sachant pas encore  comment ça sera entre les deux.


le samedi 10 décembre


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XT 660

D’abord, clameur dans la ville.

Puis une escadrille de flics casqués sur des motos qui font grésiller leurs feux bleus, genre moucherons excités avant l’orage.

Alors la clameur devient une mer d’écume blanche : des centaines d’ados s’aspergent de mousse à raser, se lancent des paquets de farine à la figure, jettent des œufs contre des vitrines.

Ils fêtent, une fête prétexte, une bataille gagnée contre la Savoie, il y a des centaines d’années. Ces mômes semblent avoir le sens de l’histoire, c’est réjouissant, et poussent cris et beuglements comme à un match de hockey.

Trois camions surchargés de sonos jettent leurs décibels contre les façades des immeubles qui les renvoient sur la foule excitée.

C’est tout autant joyeux qu’angoissant. Angoissant parce que les flics équipés anti-émeute, partout postés aux carrefours, pourraient faire supposer un chaos possible.

Joyeux parce que l’énergie de vie est contagieuse, les rires aussi, la déconne aussi.

Mais le plus beau, c’est un bal qui clôt le cortège : celui des balayeuses motorisées et des souffleuses qu’escortent une dizaine de techniciens de surface pour rendre leur territoire aux bagnoles.

La rage de vivre d’accord, mais propre en ordre !

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le vendredi 9 décembre


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Bof !

Empilement de messages obscènes pour vendre des toquantes.

En plus, et on le voit mal, elle est à califourchon sur une bombe.

Mais que font les femmes ?

Et moi ? à part m’indigner mollement.

Où sont les gens de bon sens ?

Les féministes ?


le jeudi 8 décembre


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UPPJISTE

Jeune UPPJISTE* croquée avant qu’elle ne dégaine elle, son appareil photo.

*Participante d’UnePhotoParJour


le mercredi 7 décembre


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Peut-être

Après réflexion, me voilà encombré par cet abus de pouvoir, par cette intrusion dans une intimité que la photographie décuple, dans ce qui pourrait paraître une caricature des couples  trop longtemps restés ensemble, égarés sur une mer de silences, et qui n’auraient plus rien à se dire.

Mais voilà, l’homme est épinglé au moment où absorbé par ses réflexions, il reflue à l’intérieur de lui-même et laisse le vide envahir le restaurant. Une seconde après cette prise de vue, il pose son couteau délicatement sur la table, prend la main de sa femme et chuchote quelque chose d’inaudible qui la fait sourire. Peut-être.

Peut-être qu’il est ému par ce qu’elle vient de lui dire.

Peut-être qu’il apprécie, tout intérieurement, sans exaltation, ce moment partagé, et qu’il cherche les mots pour le dire à sa femme.

Peut-être.

Toujours est-il que la photographie est une grande menteuse, par omission.

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Lire : Monsieur Palomar de Calvino

Faire : de l’ordre dans les disques durs

Manger : un peu moins, un peu mieux

Aimer : sans modération le jour et la nuit

Payer : son tribut à ceux qui nous ont ouverts la voie – par un sourire

Décharger : ses cartes mémoires, son sac à dos avec le foutoir que les autres nous ont mis dedans

Rire : le plus possible, sans se moquer des autres, au pire un peu de soi-même.

Photographier : sans modérations


le lundi 5 décembre


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équilibre

Monsieur Hirahito, que les douaniers japonais contrôlent chaque fois avec zèle lorsqu’il retourne chez lui en Hokkaido, parce que mon nom est proche de celui de l’empereur du Japon, photographie et filme avec application la cité de Meyrin et ses environs. Parfois on peut le voir en équilibre, avec la grâce de la grue, sur un caddy son appareil braqué sur l’ingrate place des cinq continents. Il documente, arpente, collecte, récupère. Ce matin ce sont des panneaux peints qui annoncent Noël, suspendus à la clôture d’un centre de requérants d’asile, qui l’occupent.

L’inframonde qui salpêtre à la surface des choses les plus banales recèle des trésors inattendus. Monsieur Hirahito en est le brocanteur obstiné.


le dimanche 4 décembre


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Sept heures trente

Gueule de bois à sept heures trente du matin.


le samedi 3 décembre


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Il y a

Il y a des morts bien vivants qui nous aident à mieux comprendre ce que nous ne voyons pas.

Qu’aurait pensé Tchekhov du Tsar Trump et de son rutilant palais qui gratte le ciel ?


le vendredi 2 décembre


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Aline ses voiles volants

Vu : Un ado coincer une ado contre un mur dans le grand hall de la gare et l’embrasser avec un sérieux appliqué.

Vu : Une femme avec deux seins gros comme des pastèques les jeter sous mes yeux, et se rire de moi.

Vu : Une maman dont le fils est mort à la guerre, assise sur son sac de couchage devant l’entrée d’H&M, contempler en riant des pigeons tourner en rond.

Vu : Un tout jeune faire de gros efforts pour paraître plus vieux, sans succès.

Vu : Vernir Nicolas ses naïades, Aline ses (je ne me souviens plus) et B. ses canyons vus d’avions à la galerie Artdynasty.

Vu : Lutz, Flora, David, Séverin et Anaïs. Thierry, Nathalie, Antoine et Mireille, et le vieux beau dont j’ai oublié le nom.

Vu : Un irradié par la foi brandir un panneau sur lequel est écrit au feutre noir : JESUS TE DIT ! me sourire. Dit quoi ? me dis-je, souriant.

Vu : Dans une vitrine, un petit pull pour fillette de quatre ans à 227 francs sur lequel est inscrit INTERDIT DE ME GRONDER.

Vu : Les jours passer dans le regard de ceux qui voient en moi un miroir, et se ressaisir pour dire : Et alors ?


le jeudi 1 décembre


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