Pascal Kempenar

Les légendes de Pascal Kempenar /

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«  Spéciale dédicace à zemmour « 

Il y a trois jours un ami, Hervé, me demande si j’ai entendu la dernière dinguerie de Méphisto, à savoir remplacer les immigrés par des robots. Mais éric (pas de majuscules pour cet étron) voyons, ta maman t’as trop aimé ou pas du tout, ton papa était absent. Un bon curé Français t’as câliné ? Allez hop sur le divan !


le lundi 21 septembre


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«  Jean-Claude « 

Je déambule sans m’imposer ni trajet, ni aucunes obligations quelconques. Libre. La meilleure façon de marcher et emprunter à la rue ce qu’elle voudra bien me donner. Rue Marcadet, un bar Parigot, ceux existant encore avant que Starck et consorts ne les « relookent ». Je m’arrête devant ce vrai visage. Il remarque mon boîtier à pastille rouge, pourtant masquée. Je lui demande si je peux m’assoir à sa table, prendre un crème. On fait connaissance, parlons évidement de photographie. Jean-Claude est un connaisseur  il doit partir travailler, je m’en étonne au vu de l’âge que je lui donne. Il me dit avoir 66 ans et devoir travailler encore un an. « Je travaille dans le cul «  me dit-il. Et alors que je lui réponds « oui mais lequel ? » il éclate de rire. Vendeur dans un sex-shop. Cette rencontre matinale suffira à illuminer ma journée.


le jeudi 17 septembre


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« C’est Marseille BB « 

Marseille, 4 septembre 2026.

Je reviens à Marseille. Y retrouver mon fils aîné avant qu’il ne parte pour New-York et en revienne je ne sais quand.
J’y retrouve, sa lumière, ses couleurs, son et ses humanités. Je n’en ai pas oublié son incivilité ni la saleté de ses rues. Mais je vais y revenir travailler. Je revois mes anciens et futurs collègues et ami(e)s. J’y suis accueilli autour d’un plat de pâtes aux saucisses. Délicieux. Merci Philippe.

Je traine dans les rues de Belzunce, Noailles, place de la Joliette et son marché si bon…marché. Je passe chez Saladin y faire le plein d’épices.

Je constate également que la gentrification gagne du terrain. Changement d’enseignes. Ramen à 20€, plus cher qu’à Paris !

Mais en une seule journée j’en ai oublié sa part sombre, j’ai été accueilli avec chaleur et bonne humeur par des inconnus.

Marseille est un formidable doigt d’honneur aux racistes de tout bord. Une ville qui oblige à l’acceptation de l’autre, et peu importe son âge, sa provenance, son genre, sa couleur de peau ou religion. On s’y échange, se parle et se partage. Je vais y revenir avec gratitude et le lendemain m’énerver d’incivilités rarement vécues ailleurs. Mais ça ne diminue pas l’humanité et les humanités rencontrées, qui ce soir réchauffent mon cœur.


le vendredi 4 septembre


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